EDITO: SI JE NE SURVIS PAS.
La crise multidimensionnelle secouant le pays est à son énième semaine. Aucun compromis n'a été trouvé entre les antagonistes jusqu'à date. J'aurais aimé préciser le nombre de jours que cela dure , mais j'ai arrêté de compter. J'ai aussi arrêté de suivre le cours des choses. C'est devenu trop complexe. «Yon veritab galimatcha. Anpil bagay biza pase.»
1- Le président de la république ne cesse d'improviser. Il a osé réécrire l'histoire du pays en se servant de MUPANAH.
2- Dimitri VORBE a passé plusieurs semaines à nous informer de la situation de SOGENER S.A. Nous sommes devenu ses confidents.
3- Nous avons failli avoir deux présidents.
4- Un nouveau principe est à la mode: acceptez l'opposition politique comme sauveur et maître pour que tous vos péchés soient pardonnés.
5- L'amour entre haïtiens disparaît à vitesse grand V.
6- Tout est permis au nom de la démission de Jovenel MOÏSE. Tuer surtout.
Je me suis rendu à l'évidence qu'il est possible que je ne survis pas au milieu de ce bourbier. Je ne saurais décrire la façon dont cela pourrait arriver. «Kapab se grangou paske pa gen mwayen.» Cela pourrait se passer en me rendant à l'hôpital ou sur les lieux suite à un malaise. Peut être que je serai victime d'une guerre de gangs. Ou encore, des gens à bord d'un véhicule pourraient me cribler de balles. Il est possible que je sois atteint de projectiles provenant de nulle part. «Ou konnen chaje mèsenè snaypè deyò a.»
Alors n'hésitez pas. Dites à ma mère:"je suis désolé de n'avoir rien pu faire pour améliorer ton niveau de vie".
Ma petite amie:"j'aurais aimé abandonner la relation afin de t'éviter cette souffrance atroce, mais j'étais trop amoureux pour vivre sans toi."
Mes amis:"vous avez marqué mon existence aussi brève qu'elle fût."
L'État:"c'est de ta faute!"
L'opposition:"ne venez pas à mes funérailles. Je veux que mon corps soit directement déposé au cimetière, sans pèlerinage aucun."
Un testament? Rire! Impossible. Je n'ai que mes pièces d'identité, mes carnets scolaires, mes diplômes, mes rêves fous, ma volonté de servir mon pays à tout prix et mes 27 misérables années d'existence comme biens. «M pa ka bay moun sa yo. Dayè yo pa itil mwen anpil bagay isit. »
Ah oui! Je m'en irai de ces 27 750km² de désespoir, d'agonie, de rêves brisés. De ce territoire où les criminels font la pluie et le beau temps. Où santé, sécurité, justice n'existent pas. Où «nou pa moun».
Je ne sais pas si je dois considérer mon départ comme une bonne ou une mauvaise chose. Je suis perplexe. À l'instant même où cela se produira, n'oubliez surtout pas que je ne serai ni la première ni la dernière personne à «disparèt tankou lafimen».
Si je ne survis pas, soyez en sûre que la façon de faire de la politique en Haïti sera l'unique cause. Le système m'aura assassiné.
La crise multidimensionnelle secouant le pays est à son énième semaine. Aucun compromis n'a été trouvé entre les antagonistes jusqu'à date. J'aurais aimé préciser le nombre de jours que cela dure , mais j'ai arrêté de compter. J'ai aussi arrêté de suivre le cours des choses. C'est devenu trop complexe. «Yon veritab galimatcha. Anpil bagay biza pase.»
1- Le président de la république ne cesse d'improviser. Il a osé réécrire l'histoire du pays en se servant de MUPANAH.
2- Dimitri VORBE a passé plusieurs semaines à nous informer de la situation de SOGENER S.A. Nous sommes devenu ses confidents.
3- Nous avons failli avoir deux présidents.
4- Un nouveau principe est à la mode: acceptez l'opposition politique comme sauveur et maître pour que tous vos péchés soient pardonnés.
5- L'amour entre haïtiens disparaît à vitesse grand V.
6- Tout est permis au nom de la démission de Jovenel MOÏSE. Tuer surtout.
Je me suis rendu à l'évidence qu'il est possible que je ne survis pas au milieu de ce bourbier. Je ne saurais décrire la façon dont cela pourrait arriver. «Kapab se grangou paske pa gen mwayen.» Cela pourrait se passer en me rendant à l'hôpital ou sur les lieux suite à un malaise. Peut être que je serai victime d'une guerre de gangs. Ou encore, des gens à bord d'un véhicule pourraient me cribler de balles. Il est possible que je sois atteint de projectiles provenant de nulle part. «Ou konnen chaje mèsenè snaypè deyò a.»
Alors n'hésitez pas. Dites à ma mère:"je suis désolé de n'avoir rien pu faire pour améliorer ton niveau de vie".
Ma petite amie:"j'aurais aimé abandonner la relation afin de t'éviter cette souffrance atroce, mais j'étais trop amoureux pour vivre sans toi."
Mes amis:"vous avez marqué mon existence aussi brève qu'elle fût."
L'État:"c'est de ta faute!"
L'opposition:"ne venez pas à mes funérailles. Je veux que mon corps soit directement déposé au cimetière, sans pèlerinage aucun."
Un testament? Rire! Impossible. Je n'ai que mes pièces d'identité, mes carnets scolaires, mes diplômes, mes rêves fous, ma volonté de servir mon pays à tout prix et mes 27 misérables années d'existence comme biens. «M pa ka bay moun sa yo. Dayè yo pa itil mwen anpil bagay isit. »
Ah oui! Je m'en irai de ces 27 750km² de désespoir, d'agonie, de rêves brisés. De ce territoire où les criminels font la pluie et le beau temps. Où santé, sécurité, justice n'existent pas. Où «nou pa moun».
Je ne sais pas si je dois considérer mon départ comme une bonne ou une mauvaise chose. Je suis perplexe. À l'instant même où cela se produira, n'oubliez surtout pas que je ne serai ni la première ni la dernière personne à «disparèt tankou lafimen».
Si je ne survis pas, soyez en sûre que la façon de faire de la politique en Haïti sera l'unique cause. Le système m'aura assassiné.

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